La manifestation de dimanche 4 décembre a été une belle façon de commémorer le 3ème anniversaire des mobilisations contre TiSA à Genève.Dans le froid glacial, l’ambiance était haute en couleur !

1000 militants sont venus montrer leur refus de TiSA. Certains ont fait des kilomètres pour y être, de partout en Suisse Romande, de plus loin en Suisse, de Zürich, de Bâle, de Berne, de France voisine et même d’Allemagne.

Des prises de parole d’une grande diversité ont commencé et terminé cette manifestation animée et bienveillante. Les militants, les partis de gauche et les syndicats ont eu chacun leur court temps de parole.

Dédicace à tous ceux qui ne se sont pas déplacés : peut-être ne vous sentez-vous pas concernés par le monde qui nous est concocté dans TiSA, avec la fin des Services publics, la fin du vote des lois par NOUS ou même par NOS ÉLUS, ce sont les 49 autres pays signataires (USA, UE, Canada, Australie, etc.) -et surtout leurs multinationales- qui décideront à notre place, la fin du droit du travail (qui est déjà est ténu en Suisse), la fin des protections sociales, la mort de nos PME, une destruction accélérée de notre écosystème, une surveillance et une répression de masse comme George Orwell n’aurait osé la cauchemarder…

Quand l’iceberg sera à 2 mètres, il sera trop tard pour se réveiller.

Les semaines qui ont précédé cette manifestation ont été marquées par des signes de faiblesse de TiSA. La conférence ministérielle annoncée pour le 6 décembre a été annulée et repoussée à janvier ou février. Les négociations n’ont donc pas abouties comme on avait pu le craindre peu avant.

Des négociations de moindre importance ont lieu du 5 au 9 décembre. Il y a au moins deux raisons à ceci. Cette phrase est à mon avis à déplacer après les nouveaux services

  • Les difficultés auxquelles ont été confrontés les traités TAFTA (USA-UE) et CETA (Canada-UE), difficultés qui ne sont pas pour nous déplaire vu la forte nocivité de ceux-ci.
  • L’élection de Donald Trump aux USA. Dans ses discours, Trump a rejeté les traités de libre échange TAFTA et CETA en revanche il n’a pas parlé de TiSA.
  • Des désaccords importants, surtout entre les USA et UE, sur la protection des données et sur les nouveaux services.

Lorsque Trumpsera au pouvoir, tout deviendra possible, l’accord TiSA pourrait bien être celui qu’il choisira ! Il faudra donc être particulièrement attentif à l’évolution de la situation en 2017.

Le travail militant, mené dans de nombreuses villes et communes en Suisse, a permis d’alerter les élus. De nombreux parlements ont voté des motions ou résolutions, les communes suivantes se sont déclarées « zones hors TiSA » :  Genève (ville et canton), Carouge, Meyrin, Plan-les-Ouates, Puplinge, Lausanne, Vevey, Renens, Sainte-Croix, Biasca, Le Locle, Berne, Zurich, Bellinzone et très actuel canton Zoug.