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Cette année, l’Université d’été d’attac suisse se concentrera sur les crises actuelles : crise financière, crise sociale, crise écologique. Toute la journée de samedi sera dédiée à cette actualité. Il s’agit de comprendre les mécanismes qui amènent à ces crises et de développer des alternatives aux tendances actuelles.
Les workshops sur la crise financière traiteront d’un côté l’histoire des crises financières et situeront celles-ci dans le développement historique du capitalisme, et de l’autre côté, ils poseront la question des liens entre la politique fiscale, la spéculation et les crises financières.
Dans le contexte de la politique néolibérale des vingt dernières années, beaucoup de pays ont mis en place une politique sociale que l’on peut qualifier de « punition pour comportement déviant et amoral ». La transition au modèle « workfare » marginalise de plus en plus de gens qu’on déclare comme non-intègres. Dans cette époque de dissolution constante de la solidarité sociale, la lutte des travailleurs de CFF Cargo de Bellinzona est exemplaire, en tant que leçon de démocratie et de solidarité. La compréhension de leurs expériences nous est utile pour développer des nouvelles formes de solidarité sociale.
Les prix des aliments explosent et la famine frappe une partie croissante de l’humanité. De plus en plus, les matières premières sont victimes de la spéculation financière et desdits biocarburants, car les ressources en énergie fossile ne sont pas inépuisables. En plus, l’énergie atomique est aujourd’hui remise à l’ordre du jour. Dans les workshops sur la crise écologique, nous nous poserons la question des rapports entre crise alimentaire, famine et énergies alternatives.
Notre Université d’été commencera le vendredi après-midi. Lors de la première plénière, nous aborderons la crise du dogme : les crises financières, sociales et écologiques sont le résultat de l’hégémonie des idéologies capitalistes de notre époque, notamment le néolibéralisme et le néoconservatisme. Encore aujourd’hui, le profit et l’exploitation des travailleuses et travailleurs, ainsi que de la nature dictent les règles du jeu. Nous discuterons la crise de ce dogme et des possibles alternatives pour un autre monde.
Le soir, dans notre plénière principale, les perspectives féministes pour surmonter le néolibéralisme seront au centre de notre débat. Mais naturellement, cette Université d’été, qui coïncide avec les 10 ans d’existence d’attac, nous donnera également la possibilité de débattre de notre association. Nous aurions l’opportunité de le faire à deux reprises : tout d’abord le samedi soir, lorsque nous aborderons le scandale d’infiltration d’un groupe de travail d’attac vaud par Nestlé. La question de la privatisation de la violence sera également traitée pendant cette discussion ouverte. Deuxièmement, le dimanche après-midi, après l’Assemblée générale, nous discuterons avec un expert de mouvements sociaux au sujet de l’histoire et des défis de notre association.
Évidemment, il ne faut pas perdre l’occasion de fêter l’anniversaire d’attac. Le samedi soir, nous nous retrouverons toutes et tous ensemble au Frauenraum de la Reitschule de Berne !
Pour consulter le programme complet, voir www.sommeruni2008.ch.
« Nous ne sommes pas des idiots sans espoir de l’histoire, qui sont incapables de prendre en main leur propre destin. Ils nous l’ont persuadé pendant des siècles […] Nous pouvons créer un monde que le monde n’a pas encore vu, un monde qui se caractérise par ne plus connaître une guerre, ne plus avoir faim, et ce dans le monde entier. Cela est notre possibilité historique. » Rudi Dutschke, décembre 1967.
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