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Non au bradage mondial des services pulics !
attac suisse
le 23 juin 2005
Demain vendredi 24 juin 2005 démarre une session spéciale de négociation sur l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
De nombreuses associations et ONG ainsi que des syndicats et mouvements citoyens lancent un appel commun aux négociateurs à l’OMC, à Genève, les appelant à reconsidérer leur rôle dans les négociations concernant l’AGCS. Les signataires estiment qu’il est inadmissible de prétendre procéder à de telles négociations au nom du développement.
D’énormes pressions sont exercées sur les pays en développement afin qu’ils ouvrent leur services publics à de puissantes multinationales étrangères, dont le seul objectif est le profit. Ce processus est profondément injuste. Quarante pays en voie de développement et les 32 pays les moins avancés ont été priés d’ouvrir leurs secteurs financiers, environnementaux, de l’eau, du tourisme, de la distribution et des transports à la concurrence étrangère. D’importants lobbies américains comme la US coalition of service industries et européens comme le European Services Forum poussent de manière extrèment agressive ces pays à prendre des engagements dans l’immédiat, et sans que les négociateurs n’aient de mandat démocratique. Or ces engagements sont socialement irresponsables et pire, ils sont irréversibles.
L’appel cite en particulier plusieurs inquiétudes relatives aux déreglementations, aux politiques d’investissements, aux conséquences sur l’emploi et aux dangers de privatisations que l’AGCS pourrait rendre définitives. « Prenons le cas de l’Argentine : ce pays a permis au géant mondial de l’eau, Suez, de prendre en charge un service aussi essentiel que le réseau d’eau potable/d’eaux usées. Les Argentin-e-s ont alors connu des hausses de tarif, les promesses d’expansion de services n’ont pas été respectées et une nouvelle usine de traitement de l’eau a déversé les eaux usées non traitées dans le Rio de la Plata. » (tiré de l’appel)
Dans le cadre de ces négociations, la Suisse n’est pas en reste : « Aucun service ne doit être a priori exclu des négociations » a dit la délégation suisse dans une communication à l’OMC, ces propos illustrent son agressivité dans les négociations. Sur le plan intérieur la Suisse a déjà libéralisé dans le cadre de l’AGCS certains secteurs de l’éducation, et est « prête à de nouveaux engagements dans ce domaine », alors qu’un rapport commandé par l’Office fédéral de l’éducation et de la science a déjà démontré les dangers des premiers engagements, en particulier sur l’éducation publique. Dans le cadre de l’AGCS la Suisse offre à la libéralisation de nombreux secteurs dans l’opacité, sans qu’il n’y ait de processus de consultation démocratique ni d’étude sérieuse effectuée sur les conséqunces de ces ouvertures...
Les signataires posent un certain nombre d’exigences, qui ont pour but de permettre aux pays en développement de ne pas abandonner toujours plus de leur souveraineté sur leur politiques commerciales et en matière de service, et peut être de commencer à la reconquérir.
L’appel et la liste des signataires peuvent être consultés ici
Contact : Ounsi El Daïf, membre du secrétariat d’attac suisse, 076 433 32 07, ounsi @yahoo.fr, suisse@attac.org
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