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Réuni-e-s à l'occasion des «Assises des
salarié·e·s et des usagers/-ères
de la Poste», les militant-e-s des forces associatives,
syndicales, politiques et citoyennes:
- constatent que le plan de restructuration du réseau
postal, annoncé le 18 janvier 2001 par la direction
de La Poste (le «Plan Gygi») et prévoyant
d'ici 2006 la suppression de 900 à 1500 bureaux de
poste, s'inscrit dans le processus de libéralisation
et de privatisation que connaissent les services publics
depuis quelques années. Ses effets les plus manifestes
sont la dégradation de la qualité des prestations,
la suppression d'emplois, l'accroissement des inégalités
entre régions, l'augmentation des prix, la détérioration
des conditions de travail des salarié·e·s
de La Poste et la rupture du lien social ;
- considèrent que La Poste doit rester un service
public, soit garantir à toutes et à tous,
quels que soient leur revenu, leur âge, qu'ils/elles
habitent en ville ou dans des régions périphériques,
un accès à des prestations de qualité.
Ils/elles exigent, par conséquent, l'arrêt
de ce processus de démantèlement et le
retrait inconditionnel du «Plan Gygi»;
- se félicitent des actions citoyennes et syndicales
qui ont eu lieu dans plusieurs régions de la Suisse
ces derniers mois, notamment lors de la journée
nationale de mobilisation du 18 mai 2001, où
dans toute la Suisse des citoyen·ne·s ont
manifesté leur opposition au «Plan Gygi»
avec des actions devant de nombreux bureaux de Poste. Cette
mobilisation est indispensable pour créer le rapport
de force sans lequel il n'y aura pas de retrait du plan
de décapitation du réseau postal;
- constatent que le projet de convention collective de
travail (CCT) constitue un grave démantèlement
des droits des salarié·e·s de La Poste,
en particulier en matière de salaires, d'horaires
de travail et de protection de l'emploi. De plus, en prévoyant
la « paix absolue du travail », cette convention
collective de travail prive les salariés de tout
moyen de lutte. Cette régression sociale constitue
l'autre face de la médaille de la liquidation du
service public et des fermetures de centaines de bureaux
de Poste. Pour cette raison, les participant·e·s
aux «Assises des salarié·e·s
et des usagers/-ères de la Poste» appellent
les salarié·e·s de La Poste, qui auront
à se prononcer très prochainement, à
opposer un NON clair et net à ce projet de CCT,
- ont pris connaissance de la décision du Syndicat
de la communication de lancer une initiative visant
à la garantie par la Confédération
d'un service postal universel. Les participant·e·s
aux «Assises» estiment que l'initiative n'est
pas une réponse appropriée pour bloquer le
«Plan Gygi». En aucune mesure, elle ne permettra
de mettre un cran d'arrêt au démantèlement
du service public postal; seules de fortes mobilisations
pourraient obliger la direction de La Poste à retirer
le «Plan Gygi»;
- Une initiative pour la dé-privatisation de la
Poste, des CFF et de Swisscom serait par contre raisonnable.
Une telle initiative, contrairement à dautres,
maintiendrait son actualité et contribuerait non
seulement à construire le mouvement compte-tenu
de la débâcle des entreprises privatisées
mais à le développer.
- invitent à poursuivre et à multiplier
les actions devant les bureaux de poste, dans toute
la Suisse, afin d'exiger le retrait du «Plan Gygi»
et d'entraver sa mise en uvre effective; invitent
à s'efforcer de développer et renforcer une
mobilisation au plan national ;
- proposent la création dun réseau
national des mouvements citoyens, des communes, des élus
afin de mobiliser pour la sauvegarde de notre service public
postal.
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