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Le canton de Vaud : un paradis pour les riches…
Aujourd’hui déjà , le canton de Vaud est fiscalement un paradis pour les grandes fortunes, les grandes entreprises et les riches étrangers. La liste des privilèges fiscaux qui leur sont accordés est sans fin. La preuve : les entreprises multinationales qui sont installées ou s’installent dans le canton de Vaud pour des raisons fiscales est presque infinie. Les riches étrangers bénéficient de forfaits fiscaux archi-avantageux : le canton de Vaud est celui qui compte le plus de forfaits en Suisse. Ces forfaits sont, pour ces multimillionnaires et milliardaires, des cacahuètes en comparaison de leurs capacités financières réelles.
Pourtant, cela ne leur suffit pas : ces archi-privilégiés en veulent plus encore, et les autorités leur font de nouveaux cadeaux. Le Conseil d’Etat et le Grand Conseil ont décidé de donner à ces actionnaires, à ces grandes fortunes et aux entreprises, plus de 90 millions de francs chaque année. Cet argent, il faudra bien le trouver quelque part.
La ceinture pour les autres…
Pour les salariés, par contre, rien ou presque : les salaires réels baissent depuis plusieurs années parce que les employeurs et les actionnaires gardent pour eux les bénéfices et les dividendes ; les primes d’assurance maladie grimpent chaque année ; au nom « d’économies nécessaires », les assurances sociales (AVS) sont attaquées les unes après les autres. De même, à l’Etat comme partout, les salaires vont baisser, parce que le gouvernement prétend qu’il « n’a pas l’argent ». Pour les privilégiés, par contre, il en trouve toujours, de l’argent.
Une fausse logique
Dans ce paquet fiscal, moins de 70 millions de francs seront accordés en rabais d’impôts pour les revenus imposables des familles, et uniquement des familles. Au maximum, ces rabais d’impôts atteignent 50 francs par mois et par famille. Ce montant, faible, sera bien vite rattrapé par les dépenses supplémentaires. Car dans ce domaine, il n’y a pas de miracle : si les riches paient moins, les crèches, les EMS, les hôpitaux, les écoles doivent revoir à la baisse les prestations. Et dans ce cas, les dépenses (pour la garde d’enfants, pour les frais d’hospitalisation, pour la dégradation des conditions d’études et de scolarisation) retombent sur les salariés. Les 50 francs mensuels de rabais d’impôts sont bien vite avalés. Et les perdants restent toujours les mêmes.
Les suppressions de prestations, c’est l’ensemble de la population qui les paie.
Les vrais privilégiés sont bien toujours les mêmes.
Il faut refuser ce paquet fiscal et introduire une fiscalité socialement juste.
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Attention : il faut signer les DEUX feuilles de signature (deux lois différentes étant concernées) et il ne faut pas imprimer les feuilles recto-verso
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