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Les électrices et électeurs français-e-s ont eu le courage d’affirmer haut et fort leur désaccord avec le Traité constitutionnel. Attac-Suisse les remercie pour cette leçon de démocratie et soutient ce NON. Un grand merci également à Attac-France dont l’effort, (à travers les débats et les discussions publiques) a contribué à donner les moyens à la population de se faire une opinion et de voter en toute connaissance de cause.
attac suisse
Le 30 mai 2005
La campagne pour le OUI a utilisé toutes sortes d’arguments. On a essayé d’identifier le NON à un vote anti-européen, de repli sur soi, xénophobe et raciste. On a affirmé que la victoire du NON aurait conduit à la catastrophe, mais on sait que la "Constitution" ne serait pas entrée en vigueur avant 2009 et que l’Union fonctionne et continuera de fonctionner avec les traités existants. On a dit que la "Constitution" aurait rendu l’Union plus démocratique mais le Parlement Européen, seule institution dont les membres sont élu-e-s au suffrage universel, a des pouvoirs très limités. La faiblesse de ces arguments est la preuve de la distance entre celles et ceux qui dirigent la construction européenne et les citoyen-ne-s.
Le mouvement pour le NON a eu une dimension européenne, grâce au soutien de militant-e-s en provenance de nombreux pays d’Europe, dont la Suisse, et a permis l’instauration d’un véritable débat démocratique.
Le soutien d’attac Suisse va au-delà d’une prise position solidaire avec Attac-France. Même si une adhésion formelle de la Suisse à l’UE n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant, les politiques économiques et sociales suisses sont intimement liées à la construction néolibérale de l’UE. Par peur de « perdre notre compétitivité » face aux « concurrents » européens, la plupart des mesures de libéralisation prises par l’UE sont adaptées en Suisse sous pression des milieux économiques et financiers. Preuve en sont aussi les accords bilatéraux qui privilégient la défense du secret bancaire au détriment des droits des salarié-e-s et des immigré-e-s. La deuxième université d’été d’attac suisse qui aura lieu du 15 au 18 septembre 2005 aux Rasses près d’Yverdon, aura pour thème principal "Quelle Suisse dans quelle Europe ?". Nous tenterons, avec de nombreux intervenants suisses et européens, de faire le point sur les politiques néolibérales de l’Union européenne, les rapports de la Suisse avec celles-ci et les possibles alternatives de construction d’une Europe sociale et solidaire. Afin de mieux saisir les enjeux actuels dans des secteurs tels que l’agriculture, le commerce, la politique fiscale, les services publics, la sécurité sociale et le marché du travail.
Le résultat du 29 mai, nous offre la possibilité de nous rapprocher de cette Europe sociale et solidaire et de changer d’orientation après 20 ans de suprematie néoliberale. Le contenu de la soi-disant "Constitution Européenne" a été clairement rejeté par les citoyen-n-es français-e-s. Le modèle de societé que le traité propose, basé sur la "concurrence libre et non faussée" et la "libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux" ne jouit plus de l’approbation des citoyen-ne-s, et celles et ceux qui veulent laisser au seul marché le rôle de modeler la societé doivent désormais se résigner à essuyer des revers.
Contact à ce sujet : Alessandro Vinciarelli (membre du secrétariat d’attac suisse) : 079 386 9386, suisse@attac.org
attac suisse
association pour une
taxation des
transactions financières pour
l’aide aux
citoyens et citoyennes
Rue des Savoises 15,
1205 Genève, Suisse
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