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Un réseau de militants pas assez important et les vacances d’été. André Babey, membre d’Attac à Neuchâtel, explique ainsi l’échec du référendum refusant l’autonomisation du Service des autos, lancé le 7 juillet par l’organisation. Seules trois mille signatures sur les quatre mille cinq cents nécessaires ont été réunies. « Mais les gens étaient très intéressés. Beaucoup ne savaient pas que ce service allait devenir autonome. Jusqu’au 15 août, nous n’avons malheureusement récolté presqu’aucune signature. »
Pour le militant, cette « privatisation cachée » est inacceptable. « Le SCAN fait des bénéfices de 6 à 7 millions de francs par année. En le rendant autonome, le canton ne touchera plus que 10% de cet argent. » André Babey souligne que le service, jusque-là public, deviendra une société privée, avec un nouveau directeur et un conseil d’administration. C’est désormais à elle que reviendront les bénéfices.
« Je ne comprends pas quels avantages retire le canton. Si ce n’est de suivre l’air du temps et de privatiser. » « Il fera des économies au début, puisqu’il n’aura plus les salaires des quatre-vingts employés du SCAN à charge », poursuit André Babey. « Mais il va également perdre tout l’argent que rapporte ce service. » Il ajoute que les retraits de permis, les amendes ou autres sanctions seront également prononcés par cette société privée. « Il s’agit d’une sorte de privatisation de la justice. »
Malgré cet échec, Attac continuera à se mobiliser contre les privatisations en général. « Nous exprimerons notre opposition par tous les moyens nécessaires », indique l’organisation dans un communiqué. Et pour appuyer ses propos, Attac rappelle les conséquences des privatisations pour le marché de l’électricité ou
pour les hôpitaux.
Texte tiré du Courrier du samedi 4 octobre 2008
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