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- Feuille de signatures
Parmi les mesures de restriction introduites dans la 5ème révision de l’Assurance invalidité (AI) :
il faudra côtiser non plus une année, mais trois années pour pouvoir accéder aux prestations ;
les rentes complémentaires pour conjoints sont liquidées ;
les adaptations de rente pour les personnes devenues invalides avant 45 ans sont supprimées ;
la rente minimale pour les personnes à faible revenu ou sans revenu est supprimée ;
les frais médicaux pour la réadaptation et la réintégration sont reportés sur l’assurance-maladie.
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Une fois de plus, le Parlement à majorité de droite et représentant les couches les plus aisées, s’attaque aux plus faibles de la société. Après l’assurance chômage, l’AVS, l’assurance maladie et avant une nouvelle attaque du 2ème pilier, c’est au tour de l’assurance invalidité de subir des restrictions afin d’assainir sa situation financière.
Simultanément à la décision de baisser les impôts sur les gains des entreprises et d’encourager la concurrence entre cantons pour une fiscalité toujours plus favorable aux plus aisés, simultanément aux cadeaux fiscaux accordés aux classes sociales les plus riches, comme par exemple aux chefs des plus grandes entreprises aux salaires exorbitants, l’accès à la rente AI et ses prestations se voient réduits de manière inacceptable.
Or la dégradation des conditions de travail de ces dernières années est la première cause de l’augmentation des demandes d’AI... Le nombre de nouvelles rentes, principalement pour cause de maladies psychiques, a explosé ces dernières années. Il suffit de voir l’augmentation pharamineuse des consultations et hospitalisations psychiatriques pour se rendre compte que la souffrance et le stress dus aux conditions de vie et de travail sont devenus insupportables pour beaucoup d’entre nous. Il est difficilement défendable que la majeure partie des personnes déposant une demande de rente, toujours appuyée par des médecins, ne soient que des profiteurs.
Depuis 2003, le nombre de refus de rentes AI a déjà augmenté d’environ 50%. Mais cela ne suffit pas. La 5ème révision de la loi prévoit encore une diminution des nouvelles rentes de 30% en instaurant des mesures très contraignantes de réintégration au travail pour les personnes atteintes d’une maladie.
Prétendre que la réinsertion doit soudain être la « priorité » de l’AI est hypocrite : cette priorité est inscrite dans la loi dès son origine, mais sa concrétisation reste un vÅ“u pieux, agité comme alibi d’une politique de répression et d’exclusion. La nouvelle loi ne prévoit aucune obligation pour les employeurs d’assurer des places de travail pour des personnes handicapées. Combien d’employeurs adapteront une place de travail pour des personnes diminuées dans leur santé physique ou psychique ? À une époque où le chômage perdure, où les places d’apprentissage pour les jeunes sont notoirement insuffisantes et où le Parlement envisage de retarder l’âge de la retraite à 67 ans, quelles places de travail pourront être disponibles pour des personnes à la santé physique ou psychique fragile ?
Il est temps de ne plus laisser le Parlement libre d’instaurer des lois qui détériorent encore et toujours la situation des mêmes couches de la population. Les risques de maladie et d’accident ne sont pas les mêmes pour tous : plus la situation socio-professionnelle est précaire, plus le risque de maladie ou d’accident est élevé...
Utilisons notre droit de nous faire entendre par nos représentants aux Chambres : exigeons de pouvoir voter sur cette révision, décidée par le Parlement, en signant le référendum !
Pour dire NON à ce démantèlement de notre protection sociale :
SIGNEZ LE RÉFÉRENDUM !
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