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Mobilisation anti OMC - Stop aux fauteurs de crises !

Si la crise actuelle du capitalisme a mis sur la défensive les partisans de la dérégulation financière, l’OMC tente, elle, toujours de boucler le cycle de Doha et de renforcer des politiques néolibérales pourtant désavouées. Précisément dix ans après l’échec retentissant de la conférence ministérielle de Seattle en novembre 1999, l’OMC est toujours à l’oeuvre et se réunira à Genève fin novembre. Une coalition d’organisations s’est formée et mobilisera massivement pour une grande manifestation internationale le 28 novembre à Genève et à des actions durant la semaine du sommet.

Faire échouer le cycle de Doha

Les organisations surveillant les négociations à l’OMC estiment que jusqu’ici, plus de 80% des éléments sur la table des négociations ont été acceptés. Sans aucun débat démocratique, à l’abri des regards dans les fameuses « green rooms », les Etats membres démantèlent des pans entiers des dernières entraves à la libéralisation totale du marché des services (éducation, eau, services financiers, etc.) et de l’agriculture. Si ce cycle de négociations est conclu, il débouchera sur une exacerbation de la mise en concurrence et accentuera la pression sur les emplois, les conditions de travail et l’environnement. Mais surtout, il rendra impossible toute politique publique de maintien des standards sociaux, de santé et environnementaux, ceci au grand profit des multinationales. Malgré le fait que l’agenda de l’OMC est très serré en raison des derniers obstacles à éliminer, l’ambition affichée est de parvenir à un accord sur un objectif de réduction des taxes douanières en février 2010 pour conclure le cycle d’ici à décembre 2010.

De l’urgence sociale...

Les politiques de l’OMC ont largement favorisé l’émergence de la crise actuelle, en menant des politiques de dérégulation financière, et ainsi aggravé les conséquences sociales en démantelant tout filet social tel que des assurances sociales de qualité ou des services publics développés. Les coûts sociaux sont reportés sur les plus faibles mais le slogan des manifestations de ces derniers mois : « Nous ne payerons pas votre crise ! » montre notre détermination à dissocier les fauteurs de crises des victimes de cette dernière. L’OMC affirme pourtant haut et fort que seul le marché et une « nouvelle compétitivité » permettront de sortir de la crise actuelle. Leur vision de la crise est la seule crise du profit, mais à quel prix ?

... à l’urgence climatique

La date de cette ministérielle fin novembre 2009 ne doit rien au hasard du calendrier. En effet, deux semaines après cette ministérielle de grande importance pour les négociations, se tiendra le sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague. Le panel d’experts de l’ONU estime qu’il faudra d’ici à une vingtaine d’années réduire drastiquement les émissions de CO2, d’au moins 40%, faute de quoi la situation sera irrécupérable. Avec une population de plus en plus sensibilisée à la gravité de l’état de la planète, mise à mal par la logique d’un modèle de développement insoutenable, et face aux nouvelles velléités de régulation et « d’entrave aux commerces », l’OMC se devait de réaffirmer le dogme selon lequel le marché peut aussi résoudre la crise climatique. Pourtant, « les solutions de marché » et notamment le marché « des droits » d’émissions de carbone sont un échec cinglant. Ainsi mené, le « nouveau capitalisme vert » poursuivra la même logique insoutenable de développement, au seul profit du capital financier. Il faut au contraire développer des politiques publiques coordonnées et contraignantes pour lutter contre une crise écologique qui exacerbe encore plus les inégalités au niveau mondial, étant donné que ce sont les pauvres qui sont déjà, et en premier lieu, touchés. Face à cette urgence, les mouvements sociaux se trouvent ici devant une conjonction inédite des luttes sociales et écologiques. C’est pourquoi ils mobilisent massivement à l’occasion de ce sommet de Copenhague. Pour le mouvement altermondialiste et Attac, c’est aussi l’occasion de débattre des liens étroits entre l’enjeu socio-économique et écologique. (voir le retour sur l’Université d’attac suisse dans ces pages)

Mobilisons-nous !

Face à cette urgence sociale et écologique, attac suisse et une coalition d’organisations, de mouvements sociaux et de syndicats appellent à une grande manifestation internationale le 28 novembre, une journée de débats le lendemain 29 novembre et à une semaine d’action contre l’OMC à Genève. Parlez-en autour de vous, mobilisons-nous pour faire échouer définitivement l’OMC. Un site web a d’ores et déjà été créé pour plus d’informations, de textes de fond et se tenir informé des préparatifs : www.anti-omc2009.org

 

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Mis en ligne le 16 septembre 2009

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