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Le 25 mai prochain, le Conseil national doit se prononcer sur l’Accord de libre-échange entre l’Association européenne de libre-échange (AELE) et la Colombie. Dans une lettre commune, plus de 30 organisations appellent les parlementaires à renoncer pour l’instant à cette ratification. Un tel accord doit être conclu seulement si la situation des droits humains s’améliore de manière substantielle et durable. Parmi les signataires de cette lettre, l’on trouve diverses organisations de développement, les plus importants syndicats du pays ainsi que Greenpeace.
Avec cette action initiée par Alliance Sud, le Groupe de travail Suisse-Colombie et la Déclaration de Berne, les organisations signataires rappellent que le respect des droits de l’homme doit être une base fondamentale pour un libre commerce.
Les graves et systématiques violations des droits humains qui prévalent en Colombie ne permettent pas à ce pays de remplir cette condition. Les auteurs de la lettre avancent encore deux autres arguments :
La Norvège, le principal partenaire de la Suisse au sein de l’AELE, a récemment décidé de ne pas ratifier l’accord à cause de la situation des droits de l’homme en Colombie. Aux USA et au Canada, les ratifications d’accords similaires sont aussi suspendus pour les mêmes raisons. Avec une ratification précipitée, la Suisse s’isolerait donc sur le plan international et porterait atteinte à sa réputation de championne des droits humains.
La ratification avec un gouvernement, dont les institutions mêmes sont impliquées dans les violations des droits humains, ne serait pas cohérente avec la politique extérieure de la Suisse, qui mène en Colombie un programme de promotion des droits humains.
Lisez la lettre aux parlementaires > ici (pdf)
Pour plus d’informations :
Le leader de l’opposition colombienne demande de renoncer à la ratification
Voir aussi : Fact Sheet « La Colombie, un pays en conflit »
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