|
Avec l’accession au pouvoir du fils de Hassan II, le Maroc a voulu montrer une nouvelle image, un nouvel objectif : « la voie de la démocratie et l’approche participative ». Dans son discours du 30 juillet, le roi Mohammed VI s’exprimait en ces termes : « [Le Maroc] entend poursuivre résolument son évolution politique, disposant, pour cela, d’une arme imparable, en l’occurrence notre précieux capital démocratique dont nous pouvons tirer une légitime fierté en tant que modèle politique avancé à l’échelle de notre région. »
Cependant, ce que nous voyons aujourd’hui n’est que censure, répression et emprisonnements, rappelant trop souvent les années de plomb du régime de Hassan II.
La tentative de musellement des contestataires, cumulée à l’offensive permanente des politiques néolibérales, crée au Maroc un climat intolérable qui doit cesser.
Attac suisse réaffirme son soutien aux victimes de la répression du pouvoir marocain et s’associe à Attac Maroc afin d’exiger la libération immédiate et inconditionnelle de tous les militants incarcérés et l’arrêt de toute poursuite pour délit d’opinion et de solidarité.
Rappel des événements récents : le 1er mai 2007 ont eu lieu dans diverses villes marocaines des manifestations pacifiques au cours desquelles des slogans hostiles à la monarchie auraient été scandés. Sept manifestants ont été arrêtés, membres de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), de l’Association nationale des diplômés chômeurs au Maroc, de l’Union marocaine du Travail et du syndicat des travailleurs agricoles. Cinq d’entre eux, arrêtés à Ksar el Kebir, ont été reconnus coupables d’atteinte au régime monarchique et condamnés à trois ans de prison, peine alourdie à quatre ans en appel. Deux autres, arrêtés à Agadir, ont été condamnés chacun à deux ans de détention. Le tout accompagné dans les deux cas de très lourdes amendes.
Aujourd’hui, après avis de la Cour Suprême, notre camarade Mohamed Yousfi, secrétaire de la section de Beni Mellal d’Attac Maroc (membre du réseau CADTM), et deux autres de ses compagnons ont été condamnés à un an de prison ferme pour avoir simplement exercé leur devoir de solidarité envers les militants arrêtés à la suite des manifestations du 1er mai 2007. Un nouveau procès se déroulera dans les semaines qui viennent à l’encontre de 7 autres militants (dont Mohamed Bougrine, actuellement incarcéré et âgé de 72 ans), suite à la décision de la Cour suprême en faveur d’une révision de leur procès.
Pour soutenir les militants emprisonnés et la liberté d’expression au Maroc, vous pouvez
signer la pétition en ligne : http://maroc.attac.org/
envoyer vos messages d’indignation aux numéros de fax suivants :
Premier Ministre, Monsieur Driss JETTOU
Fax : 00 212 37 76 86 56
Ministre de l’Intérieur, Monsieur Chakib BENMOUSSA
Fax : 00 212 37 76 20 56
Ministre de la Justice, Monsieur Mohamed BOUZOUBAA
Fax : 00 212 37 76 52 57
|