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Chaque jour, des femmes et des enfants quittent leur domicile, poussés par la peur. Ils se sentent menacés, en particulier par les armes à feu qui sont à portée de main dans leur appartement.
Au nom de toutes ces femmes qui s’enfuient de chez elles pour trouver ailleurs la sécurité et la protection que leur foyer ne leur offre plus, nous vous incitons à donner votre soutien à l’initiative populaire fédérale « Pour la protection face à la violence des armes ».
En contact quotidiennement avec des femmes violentées et des enfants menacés, les collaboratrices des Centres d’accueil entendent régulièrement ce genre d’histoires, confiées à voix basse :
celle-ci a été forcée d’accomplir certains travaux ménagers sous la menace d’une arme, cette autre voit son mari s’enfermer pour manipuler son arme, une autre encore a été violée, un canon de revolver braqué sur la tempe.
En-dehors de ces cas extrêmes, la menace est souvent bien plus subtile : le père rappelle constamment à toute sa famille l’existence de son arme à la cave, au grenier ou sous le lit. Une arme à la maison peut devenir un instrument de contrôle et de domination sur des être proches soi-disant « aimés ».
Actuellement, environ 2,3 millions d’armes à feu modernes se cachent dans nos maisons. Des armes entreposées sous les lits et dans les armoires. Des armes auxquelles les femmes, les mères, ne peuvent ni ne veulent s’habituer, des armes qui les menacent depuis des décennies. Dans les médias, les hommes aiment bien se faire photographier leurs armes à la main, avec la légende « Je suis prêt à m’en servir ». Il n’est d’ailleurs pas rare qu’ils mettent leurs menaces à exécution : en Suisse, un homme sur cent se donne la mort par balle. Et parfois, il tue sa femme et ses enfants avant.
Pour les Maison d’accueil de Solidarité Femmes, c’est l’évidence même : il faut modifier la loi si l’on veut limiter la violence faite aux femmes. La règlementation actuelle en matière de détention d’armes est laxiste et l’extrême facilité d’accès aux armes est un énorme facteur de risque. Comme l’a dit notre présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey, le vieux mythe de l’arme militaire dans chaque foyer, synonyme de sécurité, a vécu ; c’est devenu au contraire une menace pour la sécurité sociale.
Le Parlement a repoussé toutes les motions pour le renforcement de la législation sur les armes d’ordonnance et privées. C’est la raison pour laquelle une large coalition a lancé une initiative populaire dont le but est de limiter la facilité d’accès aux armes dans le pays, pour endiguer la violence, les suicides et les meurtres. Chaque jour, une personne est tuée par une arme d’ordonnance. L’initiative vise à bannir ces armes du domicile des soldats et à règlementer l’acquisition, le port et l’usage des armes à feu (soumis à une justification du besoin et de l’aptitude). Elle demande en outre à la Confédération de tenir un registre national des armes. Plus de 60 partis et organisations soutiennent cette initiative.
Les répercussions de la violence faite aux femmes ne se limitent pas aux victimes elles-mêmes mais se font sentir dans toute la société, hommes, femmes et enfants.
Aidez-nous à réunir dans les délais les signatures nécessaires pour faire aboutir cette initiative.
C’est avec plaisir que nous vous ferons parvenir de la documentation ; il vous suffit d’envoyer un courriel à dao@frauenhaus-schweiz.ch
Merci de votre soutien !
Cordialement,
Gabriela Chu
DAO Fédération des maisons d’accueil Solidarité femmes
Information et formulaire de signatures :
DAO Fédération des maisons d’accueil Solidarité femmes
Case Postal 2543, 5001 Aarau
dao@frauenhaus-schweiz.ch
www.solidarite-femmes.ch
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