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la Ville de Berne, propriétaire du centre culturel « Progr », a décidé d’interdire la tenue de l’Autre Davos au centre-ville pour des raisons de sécurité. Elle ordonne aux organisateurs de transférer la conférence au centre culturel de la « Dampfzentrale ».
Nouveau lieu et plus d’infos sur le programme ici
Communiqué de presse d’attac suisse :
Depuis six ans, attac suisse organise la conférence internationale «
l’Autre Davos » avec le soutien de nombreuses organisations suisses
et internationales. Chaque année, l’Autre Davos réunit des centaines
d’intellectuel-le-s et de représentant-e-s des mouvements sociaux de
divers continents pour opposer aux 1000 plus grandes entreprises
transnationales et leaders politiques rassemblés au World Economic
Forum (WEF) à Davos leurs concepts et leurs alternatives à la
mondialisation néolibérale. L’Autre Davos 1999, organisé pour la
première fois à Zurich, a été une étape importante de la mise en
réseau des protestations au niveau mondial, aboutissant à la création
du Forum social mondial qui, cette année, a lieu en même temps que le
WEF à Porto Alegre (Brésil).
Le 22 janvier, l’Autre Davos devait avoir lieu au centre culturel «
Progr » Ã Berne. A l’invitation d’attac suisse et avec le soutien de
nombreux syndicats, ONG et associations altermondialistes - notamment
les syndicats UNIA et SSP, la Déclaration de Berne ou Les Verts
Suisse -, la conférence intitulée « Déglobalisation ou globalisation
venue d’en bas ? » propose à des intellectuel-le-s de renom,
provenant de quatre continents, de discuter avec le public de modèles
et de cadres de référence alternatifs sur lesquels pourront s’appuyer
les mobilisations futures. L’intervenant principal, l’économiste
ugandais Yash Tandon, directeur de l’ONG SEATINI et responsable du «
South Centre » à Genève, présentera sa perspective d’une
globalisation au service des êtres humains du point de vue du «
continent oublié », l’Afrique. Cette contribution prend le
contre-pied du modèle de développement mis en échec que le WEF
propage à nouveau cette année sous le titre de « Taking
responsibility for tough choices » (assumer la responsabilité de
choix durs), modèle qui interdit aux êtres humains l’accès à des
biens vitaux tels que l’eau, la nourriture, la santé ou la formation
dans le monde entier.
Or la Ville de Berne, propriétaire du centre culturel « Progr », a
décidé d’interdire la tenue de l’Autre Davos au centre-ville pour des
raisons de sécurité. Elle ordonne aux organisateurs de transférer la
conférence au centre culturel de la « Dampfzentrale ». Ce procédé
inouï que les organisateurs condamnent avec véhémence indique une
nouvelle fois que le gouvernement de la Ville de Berne est déterminé
à restreindre la liberté d’expression dans le centre-ville de Berne.
Le fait que, pour attac suisse, la mobilisation contre le WEF soit
l’occasion de formuler des alternatives, n’entre pas en contradiction
avec notre participation à la coalition « Résistance contre le WEF »
qui a déposé pour le 22 janvier, date à laquelle est également prévue
la conférence de l’Autre Davos, une demande d’autorisation de
manifestation auprès du gouvernement de la Ville de Berne. Au
contraire, attac entend donner une expression politique à ses
contenus à travers des manifestations et défendre le droit de
manifester. La proposition du gouvernement de la Ville de Berne
d’interdire la manifestation et d’autoriser uniquement un
rassemblement sur la Place fédérale, accompagné d’une présence
massive de la police, peut être qualifié à juste titre de restriction
du droit de manifester ; ce jugement n’implique nullement que l’on
remplace « les contenus » par « la casse », comme le prétend la
formule polémique d’un quotidien bernois dans son édition d’hier. Il
s’agit bien de continuer d’exiger de la part du gouvernement de la
Ville de Berne qu’il prenne en considération l’importance des droits
fondamentaux qui sont ici remis en question.
Informations complémentaires : www.otherdavos.net
Contact pour les médias : Alessandro Pelizzari, secrétaire d’attac
suisse
078 600 70 93
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