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Le visage agressif et guerrier des politiques impérialistes est une fois de plus venu nous tirer de notre torpeur estivale. L’attaque brutale, froide et sans répis visant toutes les infrastructures (dans leur écrasante majorité publiques !) libanaises et palestiniennes, causant des milliers de morts dans la population civile et précipitant un pays entier dans la guerre, a fait descendre des dizaines de milliers de personnes dans les rues de par le monde. Une fois de plus, la société civile s’est largement mobilisée pour dénoncer les crimes contre les populations palestiniennes et libanaises, et pour afficher son soutien aux forces progressistes en Palestine, au Liban et en Israël, alors que les gouvernements se contentaient de bafouiller quelques paroles sans aucune teneur. Une fois de plus, le fossé entre gouvernements et populations est apparu, aussi profond et large que le fleuve Litani.
Si la logique néolibérale ne prend pas toujours un aspect aussi directement meurtrier que l’agression israélienne de cet été, elle n’en est pas moins régulièrement dévastatrice. En effet, les violences perpétrées par ces politiques économiques engendrent tous les jours chômage, précarité, migrations forcées. À travers les ajustements structurels, le FMI et la Banque mondiale imposent restructurations, libéralisations et privatisations des infrastructures, des terres, des services, de l’eau, des télécommunications, etc. À travers l’accord sur l’agriculture et celui sur les produits industriels (NAMA), l’OMC a entraîné la mise au chômage de millions de paysans et une vague de désindustrialisation sans précédent dans les pays en voie de développement. À travers l’accord général sur le commerce des services (AGCS), ce sont les services publics, la santé, l’éducation, la culture (entre autres !) qui sont en ligne de mire. Les normes sur la protection de l’environnement sont bannies, les droits des travailleur-euse-s réduits à leur portion congrue, sous prétexte qu’ils constituent des obstacles non-nécessaires au commerce.
Quel lien entre ces violences contre les salarié-e-s, les précaires, les migrant-e-s et les violences guerrières telles que les ont connues cet été les Libanais-e-s et les Palestinien-ne-s ? Elles procèdent toutes d’une même logique : logique impérialiste de domination économique et militaire, logique du profit, de contrôle des ressources et des marchés, logique de mépris de l’être humain.
Violences guerrières et violences économiques ne sont que les deux faces d’une même politique. Destructions, précarité, pauvreté et migrations en sont les conséquences inéluctables.
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