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C’est avec résignation que les ouvrier-ère-s de Nestlé Waters Vosges ont signé un accord avec leur direction après sept semaines de grève. En effet, depuis le 24 mars les employé-e-s de Nestlé Waters Vosges (producteurs des eaux embouteillées Vittel, Contrex et Hépar) étaient en conflit avec leur direction. Ayant débuté par un arrêt de travail de quelques minutes, pour dénoncer les pressions de leur hiérarchie et la détérioration de leurs conditions de travail, le conflit s’est enlisé pour aboutir à des journées entières de grèves, à des manifestations et des sit-ins dans les rues de Contrexéville et de Vittel, mobilisant jusqu’à 90% des employé-e-s, fait historique pour ces usines d’embouteillage.
Les revendications de l’intersyndicale sont principalement : l’embauche de nouvelles recrues pour remplacer les départs en retraite, la stabilisation des équipes et des charges de travail, ainsi que le retour à un management respectueux et l’arrêt des pressions (augmentation des entretiens-sanctions) et, dernier point, l’application des accords sur les évolutions des rémunérations et les évolutions de postes. La direction, quant à elle, admet qu’il y a eu un réaménagement dans la façon de travailler depuis le rachat des usines par Nestlé, et se s’obstine à dénoncer les pertes financières causées par le mouvement. La situation a longtemps paru sans issue, malgré les nombreuses tentatives de négociations entre syndicats et direction. Le malaise est d’autant plus important que toute l’activité locale dépend de ces usines : les répercussions s’étendent donc largement au-delà .
Cet épisode vient s’ajouter aux nombreux sombres chapitres de l’histoire Nestlé. La multinationale, en rachetant les usines, dédaigne l’humain et ne prend pas en compte les réalités locales. Comme toutes les autres multinationales, Nestlé cherche avant tout le profit et pousse à l’extrême les limites de la compétitivité. Attac dénonce ces procédés de pression exercés par les multinationales et soutient activement les luttes des travailleurs et travailleuses contraint-e-s de subir des conditions de travail de plus en plus dures.
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