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Communiqué de presse du 2 novembre 2007
ATTAC Suisse ne souhaite pas la bienvenue au nouveau réfugié fiscal Lewis Hamilton !
Cette semaine, nous avons pu à nouveau assister à une nouvelle dérive de la soustraction financière. A 22 ans, Lewis Hamilton s’exile à Genève où il profitera d’une imposition forfaitaire minimale. Au même moment, Ernesto Bertarelli déménage à Gstaad, paradis fiscal pour les rentiers. Ce dernier a accumulé une fortune de plus de 10 milliards de francs après la vente de son entreprise familiale Serono.
ATTAC Suisse s’oppose radicalement à la compétition fiscale nationale et internationale et fait campagne contre les paradis fiscaux. Le cas de Lewis Hamilton illustre admirablement les dérives d’une telle compétition. Un jour après que sa ville d’origine Stevenage ait baptisé une rue à son nom, il a décidé de s’exiler vers le paradis fiscal suisse. Avec l’aide de son avocat Xavier Oberson, professeur à l’Université de Genève, il fuit sa responsabilité de contribuable.
Le porte-parole de la campagne fiscalité d’ATTAC, Roman Künzler fait remarquer : „Le système fiscal suisse et international ne profitent qu’aux plus riches, comme Lewis Hamilton et Ernesto Bertarelli. Celles et Ceux qui se soustraient à leur devoir de citoyen-ne-s, reportent la charge fiscale sur les épaules de celles et ceux qui ont peu de moyen, les rentières et rentiers, les salarié-e-s, les consommatrices et consommateurs. »
ATTAC Suisse exige de la société civile et des Partis politiques qu’ils se positionnent clairement en faveur d’un système fiscal équitable. La redistribution inégale des richesses prend une dimension grotesque. Nous faisons campagne pour un système de redistribution beaucoup plus solidaire.
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