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ATTAC suisse a pris connaissance avec une très grande satisfaction que le recours qu’elle a déposé dans l’affaire pénale dite du « Nestlégate » a été accepté hier par le Tribunal d’accusation du Canton de Vaud. Pour Attac suisse, cette décision prouve que le non-lieu prononcé par M. Jacques Antenen en février dernier constituait bel et bien un véritable déni de justice.
Durant des mois, Nestlé et Securitas ont minimisé voir nié, avec toute l’arrogance de ceux qui se pensent intouchables parce que puissants, l’ampleur de leur espionnage sur Attac depuis 2003. Nous rappelons qu’au bout de seulement cinq mois après l’identification de la première taupe par « Temps présent », les médias ont révélé l’existence de deux nouvelles espionnes dont la dernière œuvrait toujours dans le même groupe de travail d’Attac. Attac Suisse espère qu’à partir de maintenant la justice ne prendra pas de parti pris et mettra en œuvre les mesures d’instructions nécessaires qui permettront de faire toute la lumière sur cette affaire qui, comme nous ne cessons de le répéter depuis une année sans être écoutés, comporte encore de grandes et inquiétantes zones d’ombres. Attac suisse espère aussi que le juge d’instruction saura voir cette fois-ci que ces activités de surveillance violent plusieurs dispositions du code pénal contrairement à ce qu’il voulait croire ou/et faire croire. Les pratiques répugnantes de Securitas et de Nestlé ont porté gravement atteinte à la sphère privée et à la personnalité des auteurs du livre « Attac contre l’Empire Nestlé » comme vient dernièrement de nous le confirmer le président du Tribunal Civil. Mais Attac Suisse tient à souligner que les enjeux dépassent de loin le cadre de notre association et de cette affaire. Derrière « Nestlégate », il est question du respect de droits démocratiques fondamentaux que sont la liberté d’expression, de réunion et d’opinion qui nous touchent toutes et tous et que des multinationales pensent pouvoir bafouer en toute impunité. Ces sordides pratiques d’espionnage se doivent d’être démasquées, démantelées et condamnées dans un Etat qui se veut démocratique car elles sont -de fait- un danger pour la démocratie. Souhaitons que dans ce sens et pour le bien commun, justice soit faite dans le « Nestlégate » et qu’elle serve de précédent. Le chemin est encore long et difficile, mais un premier pas a été franchi qui nous réjouit.
Attac Suisse
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