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Amnesty International mène actuellement une campagne contre les brutalités policières en Suisse. Se basant sur divers témoignages et rapports, elle constate que le comportement de la police en Suisse est régulièrement inadéquat. Que ce soit au moment de l’arrestation, des techniques d’immobilisations, des fouilles corporelles opérées en pleine ville, le comportement des policiers est souvent incompatible avec les normes des droits humains. Les pratiques discriminatoires des fouilles et arrestations préventives sont également dénoncées : bien souvent les étrangers et personnes jugées à leur apparence comme « extrémistes » en sont victimes. L’équipement utilisé, balles colorantes, tasers, grenades étourdissantes est également en cause : trop peu d’expertises sérieuses et indépendantes ont été faites pour garantir leur innocuité. Finalement, les victimes de brutalités policières sont trop souvent peu protégées et les auteurs des violences acquittées (cf. les récentes affaires de Genève et Zurich).
Mesures proposées par Amnesty International :
- Des mesures concrètes : introduction d’un code éthique, amélioration de la formation, des règles claires pour l’utilisation d’équipements dangereux ou leur interdiction.
- La création d’une instance indépendante d’enquête et de recours au niveau cantonal ou régional, pour enquêter rapidement et de façon indépendante sur les plaintes contre la police et pour punir les éventuels coupables.
- La création de critères clairs pour la délégation de tâches étatiques de sécurité à des entreprises privées.
Pour plus d’informations :
http://www.amnesty.ch/fr/themes/les-violations-des-droits-humains-en-suisse/police-en-suisse
PS: Si, pour attac suisse, les mesures proposées par Amnesty International vont dans le bon sens et constituent un premier pas, nous estimons qu’il faudrait aller beaucoup plus loin, notamment en ce qui concerne la délégation de certaines tâches à des services de surveillance privés. |