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30’000 exploitations agricoles ont disparu en 15 ans, ça suffit !
Soutenir le NON à la loi sur l’agriculture, c’est :
Protéger nos valeurs et nos biens et lutter contre le libre-échange qui les met en danger.
Maintenir les exploitations paysannes familiales
Maintenir un paysage diversifié et un habitat rural de qualité.
- Nous exigeons :
Que le droit soit prédominant au marché.
Que la sauvegarde de l’environnement soit prédominante au marché.
Que les produits de proximité soient prioritaires sur le marché.
Que le commerce équitable ne soit plus un commerce de niche, mais la norme.
- Dire NON à la politique agricole :
C’est s’engager à transmettre aux générations futures des terres et un aménagement rural
répondant aux critères de souveraineté alimentaire, de conservation du paysage, de la flore et de
la faune.

- Télécharger la feuille de signature
L’agriculture gestionnaire d’une des plus importantes ressource naturelle.
Selon l’USP et quelques autres organisations agricoles, le référendum met en danger l’avenir des exploitations paysannes.
Il faut comprendre tout d’abord que l’USP poursuit depuis PA 2002 et PA 2007 une politique d’acceptation des réformes envisagées. Elle n’a pas pour ambition de proposer une politique agricole, mais plutôt d’accompagner ses membres au cimetière. Son action s’est limitée à freiner la mise en place de réforme qu’elle ne remet pas en cause ou encore à demander des aides visant à adoucir les effets de ces dernières. Elle n’a cessé de souffler le chaud et le froid. En décembre 2005 elle a mobilisé 10’000 paysans sur la place fédérale à Berne pour dire tout le mal qu’elle pensait de PA 2011. Durant l’année 2006, nombreux sont ses représentants qui ont tiré la sonnette d’alarme et exprimé leur insatisfaction dans la presse agricole. Et puis tout à coup, oh miracle ! PA 2011 va assurer la pérennité de l’agriculture ! Un petit vigneron continue a oser dire que la politique agricole va dans le mauvais sens. Alors les GRANDS DEFENSEURS de l’agriculture crient au scandale ! On va le faire taire !
Mais attention ne vous y trompez pas ! Ce n’est pas la remise en cause de cette politique par un tout petit,petit,petit comité qui les inquiète, c’est que le référendum désavoue tout leur travail, c’est que le comité référendaire a une vision, de l’audace et du courage et c’est çà qui dérange !
Alors que veulent les référendaires ?
Premièrement il est important de noter que notre référendum s’inscrit dans un projet d’action visant à conduire la politique agricole et économique à changer de cap.
Le référendum est la première étape de ce projet. Un référendum dit non à une loi qui est votée et qui ne nous satisfait pas. Dans le cas de la politique agricole, les réformes ont déjà commencé avec PA 2002 et PA 2007. Nous avons déjà essayé d’intervenir précédemment par des manifestations pour attirer l’attention des politiciens et des grandes organisations agricoles sur notre désaccord, sans succès. Ce qui signifie que pour nous, même le maintien de PA 2007 n’est pas satisfaisant.
Raison pour laquelle la deuxième phase de notre projet est de lancer une initiative pour y inscrire nos exigences.
Nous exigeons :
que le droit et la sauvegarde de l’environnement soit prédominant au marché . Cela signifie que le respect des droits (normes sociales) et le respect de l’environnement ne peuvent être abandonné au libre choix du marché. La production de tomates avec des esclaves et au mépris de l’environnement en Espagne est un bel exemple de l’irresponsabilité du marché. Nous n’acceptons plus que le commerce équitable et respectueux des normes environnementales soit un commerce de niche. Ces critères doivent être la norme, ce qui est produit hors norme doit être déclaré illégal.
Nous exigeons :
Que l’on reconnaisse à chaque société le droit de faire des choix et de les protéger . Il n’est pas acceptable que l’on importe des tonnes de poulet élevé en batterie alors que cette méthode d’élevage irrespectueuse des animaux est avec raison interdite chez nous. Nous exigeons que l’on utilise des mesures d’ajustement aux frontières.
Nous exigeons que la loi sur l’agriculture soit un outil de développement et de valorisation raisonnée d’une des plus importantes ressource naturelle indéfiniment renouvelable offerte à l’humanité. Nous ne pouvons pas laisser cette richesse vitale au bon vouloir du marché. Dans la nouvelle loi sur l’agriculture les parlementaires ont supprimé des articles qui garantissaient la planification des cultures. Cette dernière est ce que l’on appelle de l’agriculture contractuelle qui garantit l’approvisionnement et évite la surproduction et le gaspillage. Dans un avenir proche les puits de pétrole seront épuisés alors que la nature nous fournira chaque année des produits que l’agriculture a le devoir de gérer.
N’hésitez pas ! Signez et faites signer le référendum contre la loi sur l’agriculture.
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