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Alors que le mercure du thermomètre n’atteignait que péniblement la barre des 0C°, les acteurs et actrices de la contestation anti-OMC se sont une nouvelle fois amassé-e-s devant le bâtiment de l’institution internationale ce 10 janvier 2006. Gelé-e-s mais acharné-e-s, les représentants d’organisations paysannes, de syndicats et d’associations de la société civile dont attac, se sont réuni-e-s afin d’exiger la libération des opposants à l’OMC détenus depuis la dernière conférence ministérielle de Hong-Kong. Quatorze militants anti-OMC étaient en effet encore incarcérés à Hong-Kong pour des événements qui ont eu lieu le 17 décembre dernier. Afin de souligner l’injustice de leur situation et de protester contre l’OMC, ils avaient entamé une grève de la faim et fait un appel de solidarité à la communauté internationale.
José Bové, porte-parole de Via Campesina (le syndicat international des paysan-ne-s) a déclaré aux militant-e-s gelé-e-s “La conférence de l’OMC a refusé d’entendre la voix de millions de paysans du monde entier, entraînant l’adoption d’un accord qui met en péril leur survie”. Il a bien évidemment demandé la libération immédiate des quatorze opposants. “Les quatorze prisonniers sont le symbole de notre lutte dans le monde contre l’accord adopté à l’OMC”. José Bové a présenté à l’OMC une lettre, signée par plus de cent organisations du monde entier, demandant la libération immédiate des opposants ainsi qu’un message d’opposition transmis par les douze militants en grève de la faim.
Cette action symbolique a-t-elle influencé la décision prise quelques jours plus tard par les autorités chinoises de remise en liberté de onze détenus ? Personne ne peut l’affirmer mais une chose est certaine : l’OMC peut compter sur notre vigilance pour protester, maintenant et dans le futur, si de telles situations devaient se reproduire.

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