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Attac suisse s’engage pour le droit à la migration et à l’asile. La révision de la Loi sur l’asile et la nouvelle Loi sur les étrangers sont en contradiction avec les conventions sur les droits humains, et précarisent encore plus certaines catégories de travailleur-euse-s migrant-e-s.
Alors que l’asile, la migration ou le regroupement familial devraient être considérées comme des droits fondamentaux et inaliénables, ils sont aujourd’hui de plus en plus conditionnés à l’utilité des migrant-e-s : seul-es celles et ceux qui s’avèrent utile pour l’économie pourront espérer obtenir un droit de séjour. Ce concept de “migration choisie” s’oppose prétendument à celui de “migration subie”. La Suisse, qui s’inscrit en cela dans une tendance Européenne, cherche ainsi à maximiser le profit qu’elle tire des populations migrantes, catégories les plus fragiles de nos sociétés. Cette politique migratoire présente donc le triple avantage d’être « orientée selon les intérêts économiques du pays », de créer des catégories de travailleur-euse-s précaires et vulnérables et donc plus dociles, et enfin de mettre en concurrence les différentes catégories de travailleur-euse-s, ce qui favorise un dumping social et salarial dans l’ensemble du marché du travail.
Dans le cadre de son université d’été qui aura lieu du 1er au 3 septembre 06 à Bienne, attac Suisse vous propose de réfléchir et de débattre sur le sujet de la migration, notamment à travers la conférence du vendredi après-midi(14h30-17h30) : André Fadda, syndicaliste de la CGT de Nantes, parlera des travailleur-euse-s migrant-e-s exploité-e-s en France par des entreprises sous-traitantes, et Henry Cardona, du Collectif genevois des sans papiers, abordera la question des travailleur-euse-s au noir en lien avec la politique migratoire suisse.
Pour plus de renseignements : bienne@attac.org
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